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Courrier des lecteurs
Les lecteurs de l'Observatoire du communautarisme nous envoient quotidiennement encouragements, critiques, informations. Ci-dessous une rapide sélection de courriels reçus. Nous avons reproduit plusieurs d'entre eux, in extenso et sans aucune modification. Pour nous écrire : contact@communautarisme.net
(droits réservés)
« Attention au contre-fanatisme, vive l'ironie lucide »
bonjour,
je profite des vacances pour visiter votre site un peu mieux.
Avec la définition du glossaire, je me demande si les "produits du terroir" ne risquent pas un jour d'être proscrits...
Par contre, Taguieff me va.
Pour le FC Barcelone et l'USAP -dans vos brèves-, n'y allez pas trop fort:amateur de rugby et d'anchois de Collioure (Catalunya Nort), je ne voudrais pas me retrouver à l'index, en plus de diverses autres tares congénitales que tout un chacun peut se voir reprocher.
Attention au contre-fanatisme, vive l'ironie lucide, et comme disait "Années de guerre" de Vassili Grossman, que je viens de terminer:
"N'oublions pas que de cette guerre les fascistes garderont non seulement l'amertume de la défaite, mais aussi le voluptueux souvenir des assassinats en masse aisément effectués. C'est ce que doivent se rappeler, âprement et jour après jour, ceux à qui sont chers l'honneur, la liberté, et la vie de tous les peuples de toute l'humanité."

Votre travail est remarquable.
PS:le foot et le rugby ensemble, c'est pas normal !

P., le 02/08/2004

« N’hésitez pas à me contacter si il faut finir le travail au manche de pioche »

Cher administrateur,

J’ai lu très attentivement vos prises de position, et convaincu de la justesse de vos arguments, et du danger que fait courir à la France les replis identitaires, je désire moi aussi participer à votre combat contre les ennemis de la République. Je connais personnellement des personnes qui sont différentes de tout-un chacun, des minoritaires, des communautaristes. Ou peut-on les dénoncer ? J’ai préparé une liste car j’ai peur d’en oublier, tellement ils sont nombreux : j’ai commencé par du tout venant : quelques arabes et quelques juifs de ma connaissance (ceux-là sont faciles à identifier), j’ai connu également au lycée un fumeur de cannabis et quelques alcooliques (j’ai des photos), ils étaient sympas mais ne connaissaient pas les paroles de la marseillaise. J’ai peur que cela ne soit pas bien légal. Je connais également des personnes plus difficiles à cerner : des homosexuels (je préfère dire des sales PD), ceux-là vivent vraiment en communauté. Vivement qu’on les mette dans les camps de la république, allez hop comme en 39 ! Au boulot on a également un type qui a toujours une clope au bec, allez, je le mets sur ma liste, (la république reconnaîtra les siens), figurez vous qu’en plus il est breton (circonstance aggravante). Je dénoncerai bien mon père ,car il lui arrivait de parler catalan à table, mais malheureusement il n’est plus de ce monde. Dire que j’ai vécu sous le toit d’un communautariste sans le savoir…Ca fait peur…Ah j’oubliai, mon cousin Toto, fait énormément de fautes d’orthographes et écorche notre belle langue, je vous envoie également son nom, au cas ou…

N’hésitez pas à me contacter si il faut finir le travail au manche de pioche. J’ai horreur de la différence, et j’aime quand tout le monde est bien propre, bien poli, bien pensant. Et puis surtout faut qu’on soit tous pareil. En gros je ne veux voir qu’une tête. Quand aux autres, les déviants, qu’on la leur coupe.

A.M, votre fidéle serviteur, le 29/06/2004


« Nous sommes bien d'accord au moins »

Mesdames, Messieurs,

N'étant nullement bourgeois, ni parisien, ni intellectuel, je tiens à vous faire part de mes convictions actuelles.
Je suis smicard ou pas loin (je ne m'en plains pas ) et "homosexuel" et j'assume cette part de ma personnalité depuis mes 15 ans ayant imposé mon orientation sexuelle à mes parents et à ma famille avec une véhémence toute particulière à l'époque au vu du contexte largement réactionnaire de l'époque (1976).
Le Projet de Loi contre l'homophobie du Gouvernement de Mr Raffarin est adapté pour ceux et celles qui n'arrivent pas bien à assumer leur orientation homosexuelle mais il a le mérite d'exister et de placer une limite à l'acceptable ou à l'innaceptable. La jurisprudence des tribunaux adaptera le texte aux moeurs et aux extrémismes de chacun.
En ce qui me concerne, je me défendrai toujours moi-même, car avant d'être "homosexuel" je suis P. et je vous prie de croire que PERSONNE est encore né pour commencer à m'insulter, me dicter ma vie, etc...
Sur votre démarche anti-communautarisme, je vous suis souvent mais alors La République doit accepter tous ses enfants (nous sommes bien d'accord ?).

Cordialement,

P.S. Mon boss aussi connait mon homosexualité et accepte ma vie ainsi que tous mes collègues de travail que j'ai tenu à mettre au courant dès le début de mon activité.

P.M., le 24/06/2004


« Votre république pue la caserne ! »

Tombé par hasard sur votre site internet et le n° 29 de la revue Utopie critique. Un article qui fait froid dans le dos par sa violence, sa bêtise, son sectarisme, son refus d'accepter - à défaut de comprendre - l'autre. Le pire "péril communautariste", c'est l'idée même de nation, que l'on a fait rentrer que par force dans la tête des individus, au point de créer un délit d'"outrage aux symboles nationaux".

Et que dire de l'apologie de l'uniforme scolaire ? Vous oubliez que la seule tentative, dans toute l'histoire de France, de faire marcher les jeunes en uniforme, remonte à l'époque des Chantiers de jeunesse. Votre république pue la caserne !

B.G. , enseignant, le 15/06/2004


« A propos de l'article d'Armand Laferrère »

Madame, Monsieur

Je suis tombé par hasard sur l'article de Monsieur Laferrère suivant "Est il permis de soutenir Israel ?", et je dois dire que je suis complètement retourné.

En effet, bien qu'étant de confession Israelite, je suis né dans un pays Arabe et je suis actuellement et cela depuis quatre ans, Directeur commercial à l'international dans des régions , dont le Moyen-Orient.

Je peux vous dire par exemple qu'aux Emirats Arabes Unis, si vous n'êtes pas "local" vous êtes considéré comme un citoyens de troisième zone.
Un local aura toujours raison (même dans un accident ou il grille le feu rouge devant la patrouille de police et qu'il sente l'alcool à 10 m), cela s'appelle la dhimitude, cette pratique existe toujours dans les pays du golfe et ceux d'afrique du nord, mais pour les résidents permanents ou nationaux non musulmans.

J'ai vu en Israel, l'endroit ou les Arabes avaient le plus de droits, plus que dans aucun autre pays Arabe ou Musulman.

Cette article resume parfaitement la situation, avec des arguments clairs et mesures, une demonstration flagrante d'un avenir incertain pour nous, l'occident.

Avec mes remerciement encore pour cet article d'une rare clareté et d'un courage inegalé.

M.E., le 15/06/2004


« francais de souche »

Bonjour

Il est souvent utilisé le terme: français de souche; outre la difficulté de définir ce qu'une souche peut bien représenter, le français de souche est difficile à cerner : est-il obligatoirement blanc ? Est-il obligatoirement né en France ? Selon certains, le français de souche serait blanc, né en France de parents français. Selon d'autres, il serait né en France de parents français. Selon d'autres encore, il serait suffisant que ses parents soient français.Mais ces parents doivent-ils être français de souche ?

Droit du sang, droit du sol, naturalisation, l'acquisition de la nationalité n'a qu'un but: la personne concernée devient française. S'il faut créer des distinctions entre français, suivant les nationalités ou appréciations subjectives des nationalités de leurs ascendants, j'ai bien peur que très peu de français puissent se déclarer "de souche".

Il y a en l'espèce deux sortes de personnes civiles: celles ayant la nationalité française, et celles ne l'ayant pas.

Le reste n'est qu'exploitation politicienne et appréciations subjectives non républicaines.

B.V., le 09/06/2004

« Les mesures républicaines à appliquer d'urgence à l'Ecole »

Le débat avec Eric Keslassy se meut en-dehors des réalités de l'Ecole, et se base sur des fantasmes involontaires ou des manipulations conscientes et organisées.

Voici à mon avis les mesures républicaines à appliquer d'urgence à l'Ecole:
1. les bourses au mérite, sur la base du travail personnel, doivent être rétablies ;
2. de même, la dérégulation des statuts des personnels doit cesser: un tiers des agrégés sont en collège; les proviseurs ne sont pas forcément agrégés, même dans les grands lycées ;
3. les indicateurs de niveau social des parents doivent être basés sur l'IRPP, ou sur l'obtention d'une bourse, et non sur les indications des parents.
4. la discrimination positive doit être réexaminée, pour éviter l'éviction des classes moyennes déjà à l'oeuvre et la progression généralisée des très privilégiés sous ce masque;
5. l'Education Nationale doit être recentrée sur sa mission, c'est-à-dire l'enseignement: l'inflation bureaucratique des établissements nourrit le combat contre le savoir par les activités transversales, et réciproquement.

Salutations républicaines,

R.D, le 01/06/2004

« L'offensive pour la chrétienté »
Comme vous l'aviez prévu il y a quelques semaines (voir article), l'offensive est lancée: à l'initiative de la Pologne, de nombreux pays de l'actuelle union demandent officiellement qu'une référence à la chrétienneté soit inscrite dans la constitution européenne...

La France me paraît bien ésseulée dans ce dossier... Quelle réaction adopter ?

On pourrait imaginer qu'une référence à l'islam soit parallèlement inscrite, ce ne sont pas les espagnols ou certains pays du sud-est qui pourraient la refuser... Cette demande, outre le refus qu'elle essuierait, ne me satisferait pas : athé, et fortement attaché à la laïcité, je n'y verrais qu'une régression de plus.

On pourrait imaginer, plus logiquement selon moi, une demande tendant à insister formellement sur l'apport des Lumières, sur l'apport de la révolution française et sur la libération des peuples sous-tendant l'éloignement de la religion des affaires de l'état.

Le mieux serait évidemment un refus pur et simple de ce genre de référence dans tout fondement juridique ou politique de l'Union. J'ai malheureusement peu d'espoir: la réaction est à un point tel, le recul de la raison et de la liberté de penser (sic, depuis qu'un certain chanteur s'est permis de salir une si belle expression) est tel que je vois mal qui osera, chez nos politiques, s'opposer à cette requête...

ecr... l'inf...

Salutations

B. V., le 21/05/2004

« Je suis un malade du sida et je suis mort de rire »
Stéphane P. n'a pas du tout aimé le texte relatif au financement d'Act Up Paris. Sans avancer d'éléments concrets permettant de réfuter les faits observés dans l'article ni mentionner les nombreux actes de violence revendiqués par l'association, il insiste sur l'action des militants d'Act Up dans la lutte contre le sida. Cela exonère-t-il Act Up de la critique? Le débat est ouvert.

Bonjour,
je suis un parisien ,
je suis un citoyen de la République,
je suis un malade du Sida,

et je viens de lire votre article sur Act Up-Paris.

Je suis vraiment scandalisé par les propos mensongers que vous tenez sur les associations de malades qui luttent contre le sida. Comment pouvez-vous faire si peu contre cette maladie, et vous autoriser des propos diffamants, si peu informés, contre une association comme Act Up-Paris qui fait autant pour répondre aux besoins et faire valoir les droits des personnes atteintes - de toutes les personnes atteintes- par cette maladie ?

Pourquoi tenez-vous absolument à pervertir la réalité, inverser les faits, pour faire apparaître comme suspectes les ressources financières rendues publiques par cette association elle-même sur son propre site internet, en les assimilant au résultat d'un chantage lié à des violences physiques terroristes et mafieuses ? Et comme si ce n'était pas assez, vous voulez absolument affubler Act-Up Paris d'une couleur politique rose-brun : pourquoi tant de haine contre les malades ?

Savez-vous que cette association, si elle devait avoir une couleur, piocherait plutôt dans la palette des verts ? Savez-vous que les malades du sida et Act Up sont pacifiques ? Savez-vous que plutôt que d'être dépendante des mannes étatiques comme beaucoup d'associations et refusant les magouilles financières comme auraient dû le faire de nombreux partis politiques, Act Up Paris se fait fort de ne pas aliéner sa liberté en diversifiant ses ressources ? elle ne s'interdit pas par ailleurs de critiquer la politique industrielle et commerciale des laboratoires lorsqu'elle est au détriment des malades. Vous citez le laboratoire Abott dans votre article comme étant la cible d'Act Up-Paris parce qu'il n'aurait pas "craché au bassinet". Quelle image insultante donnez-vous des malades !
Pourquoi ne dites vous pas que ce laboratoire a décidé, il y a peu, de multiplier par cinq le prix de son médicament VIH le plus vendu, le Norvir ? Pourquoi ne dites-vous pas que les associations de lutte contre le sida du monde entier ont alors émis une clameur de protestation, soutenue par les institutions internationales ? Pourquoi ne dites-vous pas que la stratégie commerciale de ce laboratoire nuit aux équilibres financiers de la Sécurité Sociale, qui demeure la vache à lait de ce groupe en France ? Et qu'au total, ce sont vos impôts comme les miens qui intéressent ce groupe, loin devant la santé des malades ? C'est contre cela que se battent les associations, c'est contre ces abus que se dresse Act Up.

Et vous, que faites-vous ?

Je ne suis, au final, d'accord que sur un point : comme vous je souhaite de tout mon coeur qu'en effet les pouvoirs publics s'intéressent de plus près encore , de très près, aux activités d'Act Up Paris. Pour les financer, les soutenir.

Je suis un malade du sida. J'ai donc lu votre article. Et j'en suis mort de
rire. Shame on You...

S.P., le 21/05/2004

« Mariage sans discriminations sexuelles »
J'attache beaucoup d'importance à votre site. J'apprends beaucoup. Vous renforcez mes conceptions laïques et républicaines.

Cependant quand il s'agit du mariage des homos, vos écrits apparaissent trop souvent comme des émanations d'une communauté contre les droits acordés à tous les humains quelles que soient leur nature et orientation sexuelles. De plus ils reflètent trop souvent une idéologie morale, certes sympathique puisqu'elle est la mienne, je suis marié traditionnellement ; mais mes convictions, comme celles de n'importe qui, sont du domaine exclusif de l'appréciation individuelle de chacun et relèvent de la sphère privée, et non de la sphère publique qui dépasse en universalité nos intérets particuliers.

Le mariage hétero est une discrimination sexiste. Reconnaitre une liberté n'implique pas nécessairement son utilisation. Je suis partisan du droit au divorce et pourtant je ne divorce pas. La liberté de se marier avec la personne librement consentante de son choix me semble une saine évolution juridique. Beaucoup de personnes mal dans leur peau et mal dans la société y trouveraient un regain de dignité, finalement profitable à tous. Le droit de se marier accordé à tous ne m'apparaît pas comme une manifestation de type communautariste.

En revanche je vous suis totalement et vous encourage à persévérer quand vous analysez et dénoncez les tentatives favorables à une loi contre l'homophobie. Faire du mal, ce n'est pas bien, et cela quelle que soit la victime. Considèrer une victime particulière confine au racisme et prépare au délit de blasphème et au délit d'opinion.
Votre compagnie est souvent bonne.

A.L., le 18/05/2004

« La belle idée de la République »
Un simple merci sincère....pour m'avoir permis de prendre conscience de la belle idée de la République.
Communautaire en puissance, grâce à vos analyses justes, mon basculement s'est produit du coté du Tout plutôt que de celui du Rien.
Je ne peux que vous souhaiter de poursuivre cette vision salvatrice de la Paix et de la vie en commun:que toute victime du communautarisme, goûte à la joie et au Partage du Renouveau Universel.
Un Re-converti Républicain,

M., le 12/05/2004

« Au sujet de Michaël Sebban à l'émission Culture et dépendances »
Chers anticommunautaristes,

Je vous ai écrit il y a quelques temps sur la résurgeance des idées régionalistes dans mon département de la Loire-Atlantique. Ce soir, c'est au sujet qui m'a fait bondir, sur un sujet non moins grave : la problématique communautariste entre les communautés juives et arabes françaises.

Ce soir, j'ai comme vous assisté lors de l'émission "Cultures et dépendances" sur France 3 à une nouvelle démonstration d'absurdité dans ce domaine. Invité pour présenter son dernier livre Lehaïm (voir article de l'observatoire du communautarisme), Michaël Sebban se présente : professeur de philosophie dans le 93, Français juif. Une situation qu'on imagine loin d'être idyllique en ces temps particulièrement durs de recroquevillement communautaire dans les quartiers dits "sensibles". Selon lui, le modèle d'intégration républicaine des nouvelles populations immigrées n'a pas fonctionné, la preuve en est que la barrière communautaire qui le séparerait de ses élèves serait de plus en plus infranchissable. Il déclare d'ailleurs au sujet de ceux-ci "Quand il me traite de « sale feuj » au lycée, c'est qu'il ne me voit pas en tant que citoyen. S'il ne me voit pas comme citoyen, c'est qu'il n'y a pas d'intégration. C'est logique, mais ce discours fait bondir tout le monde" (Proche-orient.info, 03/05/2004). Pour conclure, il prône comme remède à cette situation une communautarisation officielle de la République. On attend certes d'un philosophe qu'il nous étonne, encore faut-il qu'il le fasse avec intelligence.

Ainsi donc, une insulte raciste serait de nature à remettre en cause notre modèle de société républicain. Qu'elle soit antirépublicaine, c'est un fait, et c'est pour cette raison qu'elle est condamnée par la loi de cette République. De là à prôner la refonte de la société sous prétexte qu'elle héberge des gens qui bafouent ses lois, il y a un pas que Michaël Sabban franchit malheureusement sans frémir.

Son constat concernant l'échec de l'intégration est juste : le désespoir social dans lequel sont plongées des banlieues entières de notre pays a grippé les mécanismes de l'intégration républicaine. C'est même incontestable. Il y a évidemment des choses à améliorer pour désenclaver certains quartiers devenus des ghettos (ghettos sociaux avant d'être des ghettos ethniques), pour améliorer les conditions de vie au quotidien, pour enrayer l'échec scolaire, tout cela étant à mon avis tributaire d'une baisse tangible du chômage dans ces quartiers qui sont touchés de plein fouet par ce fléau. Ces conditions de vie sont un terreau idéal pour la prolifération du communautarisme. Par faute d'avoir donné l'impression aux siens qu'elle les négligeait, la République crée les conditions de son rejet par certaines franges de la population qui voient dans leur "communauté" ethno-tribale une solution alternative à leurs problèmes. Pour le grand bonheur des leaders communautaires, soucieux de renforcer leur poids dans le débat public.

Michaël Sabban est donc pragmatique : puisque cette évolution est inexorable, inutile de s'opposer plus longtemps à la marche de l'Histoire. Pour le bien de tous, communautarisons, tribalisons. Prochaine étape? Une démocratie à la libanaise, avec des quotas de députés selon leur communauté d'origine ?

Non, décidément non, Monsieur Sabban, la République n'est pas morte. Et avouez qu'elle a du mérite : certains lui en font tout de même voir de toutes les couleurs...

Salutations républicaines et bon courage à tous les membres de l'Observatoire,

T.B. (44), le 06/05/2004

« Mariage homosexuel : merci de dénoncer cette mascarade »
Bonjour. Je viens de lire l'article sur le Mariage homosexuel. En tant qu'homosexuel moi même, je vous dis un grand merci de dénoncer cette mascarade. Je ne cesse de dénnoncer ces revendications de mes "comparses", mais on me traite d'homophobe...c'est vous dire !

Je peux être homosexuel, mais je suis attaché aux valeurs familiales, et je considère que la parenté hétérosexuelle a un rôle a jouer, que la parenté homosexuelle n'égalera jamais...ça c'est en parlant de l'adoption aussi, à laquelle je suis opposé.

Noel Mamère ferait mieux se brosser la moustache, il devient vraiment pathétique.

Merci encore, et si nous pouvions établir le dialogue je vous en serais reconnaissant. Aurevoir.

R.F., un internaute de Cannes (06), le 04/05/2004

« Vous me tirez les mots de la bouche à chaque fois »

Bonjour. C'est encore moi. Très franchement je me suis attardé sur votre site, et j'ai lu tout les articles sur l'homosexualité...vous me tirez les mots de la bouche à chaque fois. Je suis très content d'entendre enfin toutes ces dénnonciations, car c'est ce que je fais aussi. Si, il y a des homosexuels qui s'insurgent face à ce communautarisme, mais comme vous le savez bien, les médias sont nos ennemis, nous les " anti-communautaristes ".

Je vous invite à visiter ma page personelle sur laquelle je m'exprime sur l'homosexualité en tant qu'homosexuel moi même :

http://www.geocities.com/reind2002fr/Rand.html

R.F., le 04/05/2004

« Si la gauche mettait autant d’ardeur à défendre les quelques 5 millions de pauvres »
Cher tout le monde,

Au cours d’un reportage poignant ayant pour thème la pauvreté en France (qui nous guette tous) et diffusé sur France 5, on pouvait entendre un couple d’une soixantaine d’années expliquer comment il survivait avec 1000 euros par mois. Lui, est peintre en bâtiment. Elle, est au chômage depuis plusieurs années (autant dire : une grosse feignasse !). Tous les deux ne bénéficiant d’aucune allocation particulière.
Le reportage se termine par une question posée par le journaliste : “Vous en voulez à quelqu’un ?” ; la femme répond en pleurant “ oui, à tous. J’en veux à tous ! “. Il fallait comprendre “j’en veux à tous les politiques “.

Différents observateurs professionnels estiment à 5 millions, le nombre de pauvres en France.

La réflexion que cela m’a inspiré est la suivante : si la gauche (particulièrement le Parti Communiste avec Mlle Clémentine Autain, deux jours auparavant sur France 2), mettait autant d’ardeur à défendre les quelques 5 millions de pauvres qu’elle met à défendre, au nom de l’égalité, le droit au mariage pour une dizaine de milliers d’homosexuellistes qui le réclame (je ne leur conteste d’ailleurs pas ce droit, après tout, ils défendent leur gamelle), alors peut-être que la gauche retrouverait le chemin du combat pour plus d’égalité sociale et de fraternité qui furent des nobles devises de notre pays et aussi, peut-être que le Front National ferait un score moindre aux élections.
À moins que tout ceci ne soit déjà plus d’actualité…
Au PS, on a un Laurent Fabius qui déclare avoir évolué et qu’il “saura entendre la revendication” des homos. Mais il semble rester sourd à celle des millions de précaires, pauvres, salariés en voie de paupérisation etc. Peut-être que le pouvoir d’achat, supposé, des indépendantistes du quartier du Marais les rend plus audibles à certains. Il faut admettre que la misère rend silencieux, mais quand on se dit de gauche, il faut faire un effort d’écoute ! Le Pen le fait bien, lui avec son” insécurité sociale “ !

Je suis sans doute un beauf’ poujadiste homophobe puisque penser au peuple “commun”, et aux défavorisés avant d’applaudir franchement à l’élaboration d’une nouvelle loi de confort pour un nombre restreint est devenu réactionnaire. Mais le pire c’est que je n’arrive pas à en avoir honte !

Allez la Gauche, encore un effort et bientôt grâce à toi, au nom “du flou juridique” (sic) et du “droit au bonheur reconnu par la société”, je serai une minorité à moi tout seul et je pourrai épouser mon poisson rouge.

Si vous partagez cette crise de nerfs, vous pouvez ajouter votre signature au bas de ce texte (il n’y a aucun droit d’auteur à verser, c’est cadeau !) et le faire parvenir à vos amis en les encourageant à en faire autant pour ensuite l’envoyer aux associations, groupes, institutions, journaux et organisations politiques de votre choix qui se disent de gauche (mais non pas les Verts, j’ai dit de gauche !) et qui ont oublié un principe démocratique qui consiste à s’interésser, avant tout, au plus grand nombre, surtout quand il y a urgence.

R. R., le 30/04/2004

« Mon département de la Loire-Atlantique, est agité par un sujet de plus en plus prégnant »
Chers anticommunautaristes,

Avant toute chose : merci !
Merci de dénoncer jour après jour la plaie antirépublicaine qu'est le communautarisme et son exploitation par les groupes de pression en tous genres. Merci de dénoncer le double langage de certains hommes politiques prompts à racoller sans vergogne les groupes ethnico-religieux à des fins électoralistes.

Depuis quelques années déjà, mon département de la Loire-Atlantique, est agité par un sujet de plus en plus prégnant : son rattachement à la Bretagne. Au-delà de ce symbole, c'est évidemment toute la question de la place de la culture bretonne en pays nantais qui ressurgit. Ma position est claire : cette question n'a pour moi aucun intérêt. Non que je sois hostile à la "culture bretonne" par principe (vous aurez noté les guillemets, qui témoignent du caractère volontairement flou de cette expression. Parle-t-on des druides cueilleurs de gui ? De la région historiquement ultra-catholique et réactionnaire ?), mais il me semble que ma génération (ou du moins une certaine partie) a fait le deuil des idéaux d'universalisme de nos aînés pour revenir vers la notion clé de ce début de siècle : l'identité. Et malheureusement, cette notion, je ne la comprends pas.

Vous seriez étonnés de voir le nombre de personnes, au demeurant très ouvertes et cultivées, faire l'éloge d'un futur "Parlement breton", susceptible à leurs yeux de résoudre les maux de notre société. Leur théorie est claire : un notable breton est par essence plus proche d'un ouvrier breton que ne l'est un notable parisien. Curieux ? Non. Furieusement tendance.

Je me souviens avoir lu sur votre forum (qui depuis a malheureusement disparu) un florilège d'inepties identitaires de la part d'un militant d'Adsav (mouvement il est vrai peu représentatif du régionnalisme breton et ouvertement d'extrème-droite). Le plus douloureux était de voir que beaucoup d'arguments étaient grosso modo les mêmes que ceux que l'on entend dans la bouche des régionnalistes branchés (les tribalo-gauchistes en général plus proches d'Emgann). Les Bretons seraient donc oppressés par un régime parisien. Et crient donc au retour des vieilles notabilités bourgeoises bretonnes plus aptes à les gouverner. Certes, peut-être que je force le trait. Mais voir notre belle république mise en péril par des groupes qui parient sur sa tribalisation m'insupporte. Juifs, musulmans, chrétiens, Bretons, Corses ou Basques, français depuis une ou vingt générations, nous sommes enfants d'une même république qui nous rassemble en son sein tout en garantissant nos libertés et nos différences. Dans ce sens, votre site est de salubrité publique.
Merci de défendre aujourd'hui par la plume ce que nos aînés ont défendu hier par le sang,

T. B., le 29/04/2004

« Je suis bluffée... »
Bravo pour votre site !

Je suis bluffée...
Quel courage quand je pense aux fatwas lancées contre des auteurs d'ouvrages dénonçant le communautarisme islamique depuis de trop nombreuses années, je vous félicite pour votre travail.

C'était le cas pour un ami qui heureusement n'écrit que sous son pseudo... Alors que vous avez donné vos identités. Je suis vraiment bluffée. Et admirative, et très envie de vous aider.

Si je peux... Mais je peux sûrement.


P. P., le 24/04/2004

« J’ai décidé d’épouser mon poisson rouge »
J’ai décidé d’épouser mon poisson rouge au nom de l’égalité entre les êtres et celui du droit au bonheur. Attention, celui ou celle qui refuserait ce droit à mon compagnon sera taxé de dangereux zoophobe.

R. R., le 15/04/2004

« L'enseignement de l'Histoire : un métier à risques ! »
Bonjour,

Je tiens tout d'abord à vous remercier pour ce site et votre action qui, je l'espère, apporteront quelque chose pour bon vivre ensemble en France.
J'ai lu avec intérêt votre article concernant le professeur d'histoire qui fait écrire à ses élèves : « Mahomet va se transformer en voleur et en assassin (...). Il va imposer sa religion par la terreur (...). »

Je vais être très rapide pour ne pas prendre beaucoup de votre temps : je suis essentiellement contre le délit de blasphème, et je voudrais que toute personne puisse s'exprimer librement dans le cadre défini par la loi. Mais si je vous écris, c'est parce q'il y a un « mais ».

Ce « mais » ne concerne pas le délit de blasphème pour une raison toute simple : les musulmans de France en grande majorité ont intégré cette liberté, en témoigne le peu de procès menés aux très nombreux détracteurs de cette religion.

Ce « mais » concerne l'honnêteté intellectuelle et le rôle d'un professeur : je vous vois mal accepter que vos enfants étudient dans une école, d'un autre pays, dans laquelle la France d'aujourd'hui est systématiquement stigmatisée comme un état fasciste !

Cependant, vous pouvez très bien vivre dans une société qui considère que l'état français est fasciste, si, par exemple, vous êtes en mission travaille, amour, .) dans un tel pays.

L'école forge les esprits. Mais elle ne les forge pas en assénant des vérités, très peu nombreuses quand on cherche soigneusement.
Elle les forge en développant l'esprit critique et analytique.

Un professeur d'histoire qui veut faire honneur à sa discipline ne doit pas, ni n'a le droit de donner une seule version, et encore moins la sienne.

Ecrire dans un cours d'histoire que « Mahomet va se transformer en voleur et en assassin (...). Il va imposer sa religion par la terreur (...). », c'est estimer que toutes les autres versions historique concernant la vie de Mahomet sont une imposture, et que tous ceux qui les cautionnent sont des imposteurs.

Que vous même teniez ces propos ou d'autres pires, ça ne provoquera que rarement les mêmes réactions que lorsqu'il s'agit d'un professeur, car vous, vous trouverez peut être toujours des contradicteurs, alors que le professeur d'histoire, au fond de sa classe, avec des enfants de 8 à 14 ans .

L'école ne formate pas, ou alors l'école est morte. L'honnêteté (notamment intellectuelle) est le fondement de tout dialogue et le chemin vers la bonne cohabitation.

Bien à vous.

O. M., le 02/03/2004

« Les Antilles diffusent une idéologie communautariste »
Bonjour,

J'habite aux Antilles depuis 12 ans. J'assiste avec effarement à l'avancée de l'intégrisme créole avec la complicité de certains ex-dirigeants politiques (Lang). Le GEREC notamment noyaute tout ce qui tourne utour de la défense du patois local qui est même devenu une discipline universitaire.

Les principes linguistiques mis en oeuvre par ces fanatiques repose sur le principe de la plus grande distanciation : entre 2 mots créoles il faut choisir choisir celui qui s'éloigne le plus du français.

Autre scandale local : RFO diffuse au cours des journaux des entretiens en créole non sous-titrés en français.

Les Antilles diffusent une idéologie communautariste. Vous êtes-vous penchés sur ce problème ?

Avec mes salutations distingueés,

B.E., le 30/01/2004

« Dois-je renconcer à la Corse ? »
Bonjour,

Rares sont les sites intéressants sur Internet. Le votre en fait partie. Votre démarche me convient tout à fait. (pour info, je vous ai découvert grâce à l'hebdomadaire Marianne).

Je ne sais pas ce que je pourrais vous apporter mais au moins une question : je passe tous les ans mes vacances en Corse, dois-je y renoncer et faire plaisir ainsi aux nationalistes ?

D'un côté je suis tenté d'y renoncer tellement les propos et les actions des nationalistes m'agacent (voir récemment cet homme qui déclarait "les gendarmes ne sont pas ici chez eux, on les tolère"). De plus, un boycott permettrait peut-être d'obliger les non nationalistes à briser l'Omerta qui conduit à l'impunité.
De l'autre je me dis qu'agir ainsi serait pénaliser la grande majorité de la Corse qui vit avant tout du tourisme et qui veut rester dans la République.
Simple question ou sujet de débat, je vous laisse juge et je saurai de toute façon me décider. Je suis également assez vieux pour savoir que les appels au boycott de l'Espagne de Franco ou de la Grèce des colonels n'ont guère été efficaces.

Longue vie à votre site et peut-être à bientôt.

P. B., le 17/09/2003

2004-04-30

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Contradictions
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